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Devenir sentinelles de la mer

Le Réseau d’Observateurs en Plongée des Sentinelles de la mer alimente l’Observatoire Participatif de la Biodiversité Marine (OPBM), pour améliorer les connaissances et la gestion du milieu marin.

Être Sentinelles de la mer, c’est participer à une expérience scientifique à part entière et rejoindre les nombreux plongeurs, apnéistes (occasionnellement d’autres usagers de la mer) qui constituent déjà ce réseau très dynamique.

Ocean’Obs vous accompagne pas à pas dans cette démarche palpitante qui donnera une autre dimension à vos explorations du monde marin. La participation est sans contraintes et basée sur le volontariat. Les mots d’ordres sont : convivialité, découverte et rigueur scientifique.

Nous rejoindre : demandez vos identifiants « sentinelles de la mer » : Formulaire pour devenir Sentinelle de la mer

Vous former : Vous pouvez suivre l’une de nos formations théoriques et pratiques (gratuites) pour acquérir les bases utiles à la plongée naturaliste.

Transmettre vos observations : A la réception de vos identifiants, vous pourrez accéder à votre espace observateur et commencer à transmettre vos observations en ligne. Vous pourrez recenser les espèces et habitats suivis par l’OPBM et contribuer à leur préservation.

Les Hippocampes

Deux espèces d’hippocampes sont présentes sur le territoire du Parc Naturel Marin du bassin d’Arcachon :
Hippocampus hippocampus et Hippocampus guttulatus.
Un manque notable de données ne permet pas de connaître avec précision leurs abondances, leur état de conservation... Ces deux espèces sont inscrites sur la liste rouge de l’IUCN (Union International pour la Conservation de la Nature) dans la catégorie « Data Deficient », autrement dit, données insuffisantes.
Elles ont été incluses dans la liste de la convention OSPAR des espèces et habitats menacés et/ou en déclin. L’acquisition de connaissances, la mise en œuvre de suivi et d’état de conservation, la mise en œuvre d’un programme de restauration (si nécessaire), doivent être engagées.

Mieux les connaître :

  • Evaluer l’abondance des espèces de syngnathidés présentes sur le bassin d’Arcachon
  • Comparer l’abondance des différents hippocampes et syngnathes
  • Comparer les abondances par sites et par habitats
  • A terme, estimer les populations de syngnathidés du bassin d’Arcachon et étudier leur évolution

Les Herbiers de Zostères

Deux espèces de Zostères sont présentes sur le territoire du Parc Naturel Marin du bassin d’Arcachon : la Zostère marine (Zostera Marina) et la Zostère naine (Zostera noltei).
Le rôle écologique des herbiers de zostères revêt des aspects très variés (concentration de la biodiversité, zone de reproduction, nurserie, nourricerie, favorise la clarification de l’eau, etc.), ce qui explique l’intérêt tout particulier porté à cet habitat.
Les herbiers de Zostères sont très sensibles aux changements brutaux de leur environnement (envasement, changements physico-chimiques, pressions liées aux activités de l’homme, etc.), pouvant expliquer leur régression au cœur du Bassin d’Arcachon.
Au niveau européen, cet habitat d’intérêt majeur est considéré comme habitat menacé par la « directive habitat » et la convention OSPAR et classé comme habitat devant être considéré pour évaluer la qualité des masses d’eaux par la « directive Cadre Eaux".

Définir les services écosystémiques rendus par les herbiers de zostères :

  • Service de support : habitat complexe servant de support à la vie, piégeage des sédiments, etc.
  • Service de régulation : frayère, nurserie, régulation de l’érosion ;
  • Service de prélèvement : pêche ;
  • Service culturels : plongée photo, pêche récréative, maintien de la biodiversité, etc.
  • Connaître l’état de conservation des herbiers et de leur localisation ;
  • Identifier les pressions liées à l’homme exercées sur les herbiers de zostères.

A long terme, l’étude de cet habitat permet :

  • De mesurer les tendances d’évolution des herbiers de zostères ;
  • D’identifier les anomalies pouvant intervenir localement et / ou temporairement au niveau de l’habitat et des peuplements faune flore associés.

Les Récifs de Moules

Nouveau suivi 2016 :
Les bancs de Mytilus edulis, la moule commune, constitue un habitat identifié par la convention OSPAR pour son fort intérêt écologique. A ce titre, L’Observatoire Participatif de la Biodiversité Marine met en place avec ses partenaires un protocole de suivi permettant de mieux connaître cet habitat présent dans le bassin d’Arcachon aux côtés d’autres récifs d’huitres japonaises sauvages (Crassostrea gigas) et de crépidules (cripudula fornicata ; espèce exotique).

Description :
Les récifs de Mytilus edulis sont composés de strates de moules vivantes et mortes fixées par le byssus, sur un substrat meuble de type sableux ou sablo-vaseux.

L’ensemble constitue un habitat pour de nombreuses espèces présentes dans le bassin d’Arcachon. Ils servent à la fois de supports pour la faune sous - marine et de source de nourriture pour de nombreux oiseaux (en particulier les huîtriers pie). Une fois bien établis, les bancs de Mytilus edulis deviennent un frein à l’érosion et peuvent jouer un rôle important dans la dynamique des sédiments.

Mytilus edulis est reconnue pour sa tolérance aux variations de la salinité, d’oxygène, de température et à la dessiccation. Elle est capable de répondre à des grandes fluctuations qualitatives et quantitatives de nutriments.
Cependant, elle n’apprécie guère les pollutions chimiques d’origine humaine, la prédation intense par les oiseaux et l’érosion occasionnée par l’hydrodynamisme et les tempêtes.